L’Algérie est en deuil après l’annonce, ce samedi 29 mars 2026, du décès de l’ancien chef de l’État Liamine Zeroual. Âgé de 85 ans, il s’est éteint à l’hôpital militaire Mohamed Seghir Nekkache d’Alger, à l’issue d’une longue maladie.
À la suite de cette disparition, les autorités ont décrété un deuil national de trois jours sur l’ensemble du territoire, ainsi que dans les représentations diplomatiques à l’étranger. Les drapeaux ont été mis en berne en hommage à celui qui a dirigé le pays durant une période particulièrement sensible de son histoire.
Né le 3 juillet 1941 à Batna, Liamine Zeroual s’engage très jeune dans la lutte pour l’indépendance. En 1957, il rejoint les rangs de l’Armée de Libération Nationale (ALN), participant activement à la guerre jusqu’à l’indépendance en 1962.
Après l’indépendance, il entame une carrière militaire remarquable, marquée par des formations en Union soviétique et en France, ainsi que par l’occupation de plusieurs postes de commandement stratégique, notamment à la tête de régions militaires et des forces terrestres.
Il accède à la tête de l’État en 1994 dans un contexte de crise sécuritaire, avant d’être élu président de la République en 1995 lors d’un scrutin pluraliste. Son mandat est notamment marqué par la gestion de la menace terroriste et par des efforts visant à restaurer la stabilité institutionnelle.
En 1998, il annonce de manière inattendue la réduction de son mandat et l’organisation d’une élection présidentielle anticipée. Il quitte officiellement le pouvoir en avril 1999, se retirant de la vie politique.
Avec sa disparition, l’Algérie perd une figure majeure de son histoire contemporaine, dont le parcours reste étroitement lié à la lutte pour l’indépendance et aux efforts de stabilisation du pays dans les années 1990.







