La situation reste préoccupante en Afrique de l’Est, où les intempéries continuent de faire des victimes et d’alimenter les craintes d’une aggravation de la crise dans les prochains jours.
En Tanzanie, de violentes pluies ont provoqué des glissements de terrain meurtriers dans la région de Mbeya. Au moins 20 personnes ont perdu la vie après la destruction de plusieurs habitations. « Le bilan s’élève désormais à 20 morts », ont indiqué les autorités locales, précisant qu’un enfant en bas âge figure parmi les victimes.
Face aux risques persistants, les autorités tanzaniennes ont appelé les populations exposées à évacuer les zones à risque, alors que de nouvelles précipitations sont annoncées par les services météorologiques.
La crise dépasse largement les frontières tanzaniennes. Au Kenya, les inondations ont déjà fait au moins 88 morts depuis le début du mois. Plus d’une vingtaine de comtés sont touchés, avec des rivières en crue et des milliers de sinistrés. Pour faire face à l’urgence, les autorités ont procédé au déploiement de l’armée, à l’évacuation de certaines zones inondables et à l’installation de centres d’accueil pour les populations déplacées.
En Éthiopie, où des glissements de terrain ont fait au moins 80 morts début mars, les efforts se concentrent sur les opérations de secours, l’assistance aux victimes et la surveillance des zones à haut risque.
Cette succession de catastrophes met en lumière la vulnérabilité des populations vivant à proximité des cours d’eau ou dans des zones instables. Elle soulève également des interrogations sur la capacité des États à anticiper et gérer des phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes.
À l’échelle régionale, l’IGAD appelle à renforcer les systèmes d’alerte précoce, à améliorer la prévention des catastrophes et à mieux encadrer l’occupation des zones à risque.
Selon cette organisation, la saison des pluies en cours présente près de 45 % de probabilité d’être supérieure à la normale dans plusieurs pays, de l’Ouganda à Djibouti.
Dans ce contexte, les prochains jours s’annoncent déterminants. Entre sols saturés et nouvelles pluies attendues, le risque de nouvelles inondations et de glissements de terrain reste élevé, maintenant toute la région sous une menace persistante.







