La tentative de porter Macky Sall à la tête des Nations unies a subi un revers majeur. La Union africaine (UA) a annoncé, ce vendredi 27 mars 2026, que le projet de soutien à sa candidature n’a pas été validé, en raison de l’opposition exprimée par plusieurs États membres.
Selon une note officielle de la Commission de l’UA, le texte n’a pas franchi l’étape de la procédure dite « silencieuse », un mécanisme qui permet l’adoption d’une décision en l’absence d’objections dans un délai donné. Cette fois, une vingtaine de pays ont « rompu le silence », empêchant ainsi toute validation formelle.
Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué par une position claire du Sénégal. Le même jour, la représentation diplomatique sénégalaise auprès de l’UA a rappelé que Dakar « n’a, à aucun stade, endossé » cette candidature. Les autorités sénégalaises affirment également ne pas avoir été associées à cette initiative, précisant que leur ministre des Affaires étrangères n’a jamais été consulté.
Pourtant, la veille encore, certains signaux semblaient favorables. Le Bureau de l’Assemblée de l’UA avait salué le profil de l’ancien chef d’État, mettant en avant son expérience et sa capacité à favoriser le dialogue entre les nations.
Malgré ce coup d’arrêt institutionnel et le manque de soutien officiel de son propre pays, la candidature de Macky Sall reste défendue par le Burundi, dont le président assure actuellement la présidence en exercice de l’organisation continentale.
Dans la perspective de la succession de António Guterres, dont le mandat prend fin en décembre 2026, plusieurs autres personnalités sont déjà en lice. Parmi elles figurent Rafael Grossi et Rebeca Grynspan. De son côté, Michelle Bachelet ne bénéficie plus du soutien de son pays.
Les auditions des candidats devant les États membres de l’ONU doivent débuter le 20 avril prochain. Chaque prétendant disposera de plusieurs heures pour exposer sa vision et convaincre sur sa capacité à diriger l’organisation internationale.
ARD/Sf/APA







