Le Syndicat national de l’éducation (SNE) est monté au créneau après l’interpellation d’un responsable d’établissement privé à Conakry, dénonçant une atteinte à la dignité de la profession enseignante.
Ce mercredi 25 mars 2026, le secrétaire général du syndicat, Michel Pépé Balamou, s’est rendu au Groupe scolaire privé Jean-Paul Soumah, situé à Taouyah-Rogbané, dans la commune de Ratoma. Cette visite s’inscrivait dans une démarche de soutien à Paul Emmanuel Soumah, interpellé le mardi 24 mars 2026 à la suite du renvoi d’un élève « mal coiffé». L’élève en question est le fils d’un militaire proche du Président Mamadi DOUMBOUYA.
Selon le SNE, cette interpellation est « arbitraire » et aurait pu être réglée par des voies administratives. Le syndicat rappelle à cet effet qu’il existe des mécanismes légaux pour gérer les litiges en milieu scolaire, impliquant notamment les structures éducatives compétentes.
Au cours de la rencontre, plusieurs acteurs du système éducatif, dont des représentants d’associations d’écoles privées et des responsables administratifs locaux, ont sensibilisé élèves et encadreurs à l’importance de préserver un climat apaisé au sein des établissements.
Le SNE dénonce « une attitude méprisante » de nature à discréditer une profession déjà fragilisée. Il met également en garde contre ce qu’il qualifie de dérive vers le phénomène de « l’élève-roi », dénonçant certaines pratiques où l’autorité pédagogique serait remise en cause sous la pression des parents.
Le syndicat appelle par ailleurs les chefs d’établissement à renforcer la vulgarisation des règlements intérieurs et à exiger des engagements formels des parents sur le respect de la discipline scolaire.
Au-delà de cet incident, le Syndicat national de l’éducation rappelle ses principales revendications, notamment le reclassement des enseignants, le déblocage des salaires, le paiement des arriérés et la révision du statut particulier des personnels de l’éducation.
Le SNE prévient enfin que « la lutte ne fait que commencer », appelant à une mobilisation accrue pour la défense des droits et de la dignité des enseignants en Guinée.







