Dans une volonté affichée de réduire le train de vie de l’État, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, en Conseil des ministres mercredi, la suppression prochaine de 19 entités du secteur parapublic. Une mesure phare du plan de rationalisation gouvernemental qui vise une économie de 55 milliards FCFA sur trois ans.
Les structures visées pesaient lourdement sur les finances publiques sans toujours justifier leur efficience. En 2025, ces 19 entités mobilisaient à elles seules 28,051 milliards FCFA de dotations budgétaires, dont plus de 9 milliards uniquement pour la masse salariale de 982 agents.
Au 31 décembre 2024, leur ardoise de dettes s’élevait déjà à 2,6 milliards FCFA. Face à ce bilan, le gouvernement a jugé nécessaire la suppression pure et simple pour les unes, et un repositionnement stratégique pour 10 autres dont les missions seront redéfinies.
55 milliards d’économies en ligne de mire
Le gouvernement mise double : celui de moderniser l’Administration et optimiser chaque franc public. Selon la Primature, cette opération devrait générer une économie nette cumulée d’au moins 55 milliards FCFA sur la période 2026-2028.
Selon le communiqué du Conseil des ministres : « Cette mesure s’inscrit dans une logique de réduction du train de vie de l’État et d’optimisation des dépenses ».
Quel sort pour les personnels ?
Conscient de l’impact social, Ousmane Sonko a rassuré sur le sort des 982 agents concernés. Des mesures d’accompagnement sont prévues, notamment le redéploiement des effectifs vers d’autres services de l’État, une gestion rigoureuse du patrimoine des structures dissoutes et l’harmonisation des grilles de rémunération pour mettre fin aux disparités du secteur.
Un comité interministériel sera prochainement mis en place pour piloter ce vaste chantier. Une telle décision marque une étape décisive dans la réforme de la gouvernance publique promise par l’exécutif.






