Alors que l’émotion reste vive après les condamnations de 18 supporters sénégalais à Rabat, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Sénégal a annoncé avoir mobilisé son homologue marocain. Une démarche qui vise à garantir un suivi rigoureux des conditions de détention et à explorer toutes les voies de recours pour les compatriotes sénégalais.
L’affaire remonte au 18 janvier 2026, lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0). Dans l’effervescence et la tension du match, des incidents avaient éclaté au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Le 19 février dernier, le Tribunal de grande instance de Rabat a condamné 18 supporters sénégalais à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme pour « hooliganisme » et « dégradations matérielles ».
Face à ce que de nombreux collectifs de citoyens jugent être des « sentences sévères », la CNDH du Sénégal a officiellement saisi le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) du Maroc.
Cette collaboration institutionnelle se concentre sur trois axes majeurs : le respect des droits fondamentaux, l’assistance juridique et le maintien des liens familiaux.
Si le week-end dernier, des centaines de personnes ont marché à Dakar pour réclamer la libération des supporters, du côté du gouvernement le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé que l’État sénégalais remplissait ses obligations diplomatiques. L’Association des juristes africains (AJA) plaide désormais pour l’activation de l’accord de coopération judiciaire de 2004. Cet instrument permettrait le transfèrement des condamnés vers le Sénégal pour qu’ils purgent leur peine sur le sol national.








