L’Assemblée nationale a acté hier mardi 3 mars 2026 la naissance du Conseil National de Régulation des Médias (CNRM). Portée par le ministre Alioune Sall, cette institution remplace le CNRA avec un champ d’action plus élargie : celui de mettre fin au « chaos numérique ».
Contrairement à l’ancien régulateur limité à l’audiovisuel, le CNRM supervise désormais la presse en ligne, les réseaux sociaux, les influenceurs et les contenus générés par l’IA.
L’organe dispose d’un pouvoir coercitif renforcé, avec des amendes pouvant atteindre 20 millions FCFA pour les médias locaux et 2% du chiffre d’affaires pour les géants du numérique (GAFAM).Le Conseil sera composé de 12 membres experts. La grande nouveauté est que chaque citoyen peut désormais saisir directement le régulateur pour signaler un contenu abusif. Pour le gouvernement, il s’agit de sécuriser l’espace public ; pour les acteurs du secteur, le défi sera de concilier cette régulation avec le respect strict de la liberté d’expression.
« Réguler, ce n’est pas censurer, c’est protéger le débat public. » a rassuré Alioune Sall, Ministre de la Communication.






