Ce dimanche, le leader de Pastef et Premier ministre a renoué avec son format favori : le direct sur les plateformes digitales. Entre clarifications sur sa relation avec le Président Diomaye Faye, mise en garde contre les « ralliés » et positions tranchées sur l’international, Ousmane Sonko a livré un véritable plaidoyer du « Projet ».
Dans une émission intitulée « Waxtaan ak PROS », le chef du gouvernement a balayé l’actualité nationale et internationale, envoyant des messages codés tant à ses alliés qu’à ses adversaires.
Le « Ndogou » de la discorde
Revenant sur la réception des députés au Palais pour la rupture du jeûne, Sonko a levé le voile sur ses échanges avec le Chef de l’État. « J’avais dit au Président Diomaye que ce n’est pas une bonne idée », a-t-il révélé. Pour lui, le risque est de s’enfermer dans le « folklore » des anciens régimes.
Toutefois, il a tenu à rassurer sur la solidité du tandem exécutif : si le désaccord était réel sur la forme, le Premier ministre s’est plié à la décision présidentielle par respect des institutions, tout en martelant que le Palais ne doit pas devenir un lieu de « partage de gâteau ».
Pastef, la transhumance et les nouveaux venus
Le leader de Pastef a consacré une large partie de son intervention à la discipline interne. Il a vertement critiqué les « nouveaux venus » qui, selon lui, tentent d’imposer des pratiques politiciennes au sein de la coalition majoritaire.
Pour le leader du Pastef, l’accès aux responsabilités ne sera pas un dû pour ceux qui ont rejoint le navire après la victoire du 24 mars.
Il a aussi exhorté la base à ne pas se laisser distraire par les « sirènes de la division » et à rester les sentinelles du projet.
Annonçant une restructuration majeure du parti, Ousmane Sonko a ciblé les zones géographiques encore résistantes, notamment la région de Matam. Affirmant qu’il n’existe plus de « titres fonciers » politiques au Sénégal, il a promis une présence accrue sur le terrain pour transformer l’essai des dernières présidentielles et asseoir une domination totale de Pastef dans le Fouta.
Géopolitique : Une voix souveraine sur l’Iran
Le Premier ministre a commenté les tensions internationales, notamment les frappes américaines et israéliennes en Iran. Fidèle à sa ligne souverainiste, il a réaffirmé que le Sénégal ne serait le « vassal d’aucune puissance » et que la diplomatie sénégalaise s’exprimerait désormais selon ses propres intérêts et ses principes de justice internationale.







