Le gouvernement ghanéen a présenté jeudi un nouveau cadre réglementaire pour encadrer le développement de la filière du cannabis à usage thérapeutique, légalisé en 2020 mais encore très peu développé.
Depuis six ans, le Ghana autorise la culture du cannabis contenant moins de 0,3 % de THC exclusivement pour un usage médical, faisant de lui le seul pays d’Afrique de l’Ouest à l’avoir légalisé. L’usage récréatif demeure interdit.
Le pays fait toutefois face à un manque de semences locales à faible teneur en THC, ce qui impose pour l’instant d’importer toutes les semences sous licence. Le gouvernement souhaite désormais créer une filière locale complète, source potentielle d’emplois et de revenus. Le ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed‑Mubarak, a détaillé les nouvelles règles : les producteurs devront présenter un acheteur garanti pour obtenir une licence ; des permis distincts seront requis pour chaque activité : culture, transformation, transport, import/export ; la priorité est donnée à la sécurité publique, avec des outils de contrôle comme GPS, surveillance par drones et inspections inopinées ; les sites devront se situer à plus de 100 mètres des écoles et zones résidentielles et les exploitants devront fournir des rapports trimestriels.
Plusieurs autres pays africains – Lesotho, Afrique du Sud, Zimbabwe – ont déjà développé une industrie du cannabis médicinal pour profiter de la croissance du marché mondial.







