La Confédération des États du Sahel vient de franchir une étape décisive. Au terme de trois jours de travaux intensifs, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont scellé leur nouvelle stratégie de défense commune.
Réunis dans la capitale burkinabè du 24 au 26 février 2026, les ministres et experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont officiellement adopté la feuille de route de l’An II, plaçant la sécurité au cœur de leurs priorités.
Sous l’impulsion du Burkina Faso, qui assure la présidence tournante, les trois États ont validé des mécanismes de défense plus intégrés. L’objectif est clair : transformer la solidarité militaire actuelle en une force cohérente et réactive. Cette stratégie repose sur la mutualisation des renseignements, l’harmonisation des tactiques de combat et une logistique partagée pour lutter contre les groupes armés terroristes.
Au-delà du volet militaire, la feuille de route adoptée à Ouagadougou réaffirme la structure de l’AES autour de trois axes indissociables que sont la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement.
Pour les autorités de transition, ce sommet marque la fin de la phase de conception et le début de l’exécution opérationnelle.
Ouagadougou devient le point central d’une alliance qui se démarque des schémas de sécurité traditionnels pour imposer une solution 100% sahélienne.







