Le gouvernement de Sierra Leone a accusé mardi l’armée guinéenne d’avoir franchi la frontière nord du pays la veille et d’avoir arrêté plusieurs soldats et policiers sierra-léonais, ainsi que saisi leurs armes, à la suite d’un affrontement.
Selon un communiqué du ministère sierra-léonais de l’Information, des militaires guinéens seraient entrés dans la localité frontalière de Kalieyereh, dans le district de Falaba, alors que des agents sierra-léonais y construisaient un poste frontière et un centre d’hébergement.
Le communiqué précise que le drapeau de la Sierra Leone était hissé sur un territoire reconnu comme sierra-léonais. Durant l’incident, plusieurs membres de l’équipe de sécurité sierra-léonaise, dont un officier, auraient été appréhendés et emmenés en territoire guinéen. Leurs équipements auraient également été confisqués.
Freetown affirme travailler par les voies diplomatiques et sécuritaires pour localiser et obtenir la libération de ses personnels. La Guinée n’a pas encore réagi à ces accusations.
Les deux pays, voisins en Afrique de l’Ouest et membres d’organisations régionales comme la CEDEAO et l’Union du fleuve Mano, partagent une longue frontière régulièrement traversée par des populations et des forces de sécurité, mais connaissent parfois des tensions autour de leur démarcation.







