L’annonce du renvoi en procès d’Achraf Hakimi, cadre du Paris‑Saint‑Germain et vice‑capitaine, place le club parisien dans une situation délicate à un moment clé de sa saison. Alors que le joueur continue de s’entraîner normalement et devrait être aligné en Ligue des champions, cette procédure judiciaire soulève des enjeux sportifs, institutionnels et médiatiques pour le PSG.
Arrivé en 2021, Hakimi est l’un des hommes de confiance de l’entraîneur Luis Enrique, occupant un rôle essentiel dans le couloir droit et faisant partie des joueurs les plus anciens du groupe parisien. Sa disponibilité sportive n’est pas remise en cause à court terme : présent à l’entraînement mardi, le latéral devrait jouer le match de barrage retour contre Monaco mercredi. L’entraîneur a d’ailleurs rappelé que « c’est entre les mains de la justice », refusant d’interférer dans la procédure ou d’alimenter les spéculations publiques.
Pour le PSG, la continuité sportive est cruciale : avec un calendrier chargé et une Ligue des champions difficile, l’absence ou la baisse de performance d’un cadre pourrait peser lourd. Si Hakimi venait à être écarté pour des raisons extra‑sportives, il serait difficile pour le club de compenser immédiatement son impact, tant son rôle dans la structure tactique est central.
Un enjeu d’image pour un club habitué aux crises médiatiques
Le PSG, régulièrement exposé à des polémiques, se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente médiatique. Le club a choisi une stratégie de silence, refusant tout commentaire, sans pour autant sanctionner ou protéger officiellement le joueur.
Néanmoins, l’impact sur l’image du club est réel : chaque développement judiciaire relance l’attention médiatique internationale autour du PSG, déjà souvent critiqué pour sa gestion interne et sa communication.
L’affaire intervient dans un climat où la question des comportements et des responsabilités des joueurs professionnels est scrutée avec une attention croissante. Les déclarations de l’avocate de la partie civile, évoquant des milieux « où le mouvement MeToo n’a pas franchi le mur du son », montrent que l’affaire dépasse le simple cadre sportif et nourrit un débat sociétal plus large.
Cela place le PSG face à une exigence accrue de transparence, d’éthique et de gestion proactive des situations sensibles, dans un environnement où les clubs sont de plus en plus attendus sur la manière dont ils gèrent les affaires judiciaires impliquant leurs joueurs.







