À rebours des rumeurs alarmistes sur un risque de défaut de paiement, l’État du Sénégal affiche une trajectoire financière plus solide qu’annoncé. Selon des documents obtenus par Confidentiel Afrique, Dakar a sécurisé plusieurs financements clés pour 2026, confirmant la bonne qualité de son portefeuille sur les marchés internationaux.
Un accord majeur avec l’ITFC
Le Sénégal a conclu le 11 février 2026 un important accord avec l’International Islamic Trade Finance Corporation, filiale de la Banque islamique de développement.
Ce partenariat place le pays dans le « Big Four » des États les plus soutenus par l’institution.
Le plan de financement 2026 prévoit 630 millions d’euros destinés à l’import/export de produits stratégiques — notamment les carburants et l’arachide — dans le cadre d’un accord-cadre de 2 milliards d’euros signé en mai 2025.
Le Sénégal dément les cassandres des marchés
Certaines agences de notation estimaient que les obligations sénégalaises figuraient parmi « les seules perdantes d’Afrique », alors que le FMI réévaluait ses options. La réponse ferme du Premier ministre Ousmane Sonko, le 8 janvier, sur la gestion de la dette a marqué un tournant dans la relation entre Dakar et l’institution de Bretton Woods.
Un partenariat climatique inédit avec la Norvège
Au-delà du multilatéral, le pays a sécurisé un financement bilatéral structurant avec la Norvège, membre de l’OCDE.
Oslo s’engage à acheter des réductions d’émissions sénégalaises, ouvrant la voie à 740 millions de dollars de financements climat pour des projets verts, notamment dans les énergies renouvelables. La Agence française de développement a également confirmé un appui aux micro-entreprises, avec des décaissements prévus entre février et mars 2026.
Des partenaires internationaux en renfort
D’autres puissances économiques — dont la Chine, la Turquie et plusieurs pétromonarchies du Golfe — ont finalisé des portefeuilles de financement pour des projets d’hydrocarbures, d’agro-industrie, de technologies, de transport et d’immobilier.
Une stratégie de désendettement pilotée depuis la Primature
Le gouvernement prévoit d’apurer, d’ici fin mars 2026, une dette héritée de l’ancien régime estimée à 740 milliards FCFA.
Le ministre des Finances Cheikh Diba rappelle que le pays doit mobiliser environ 6 000 milliards FCFA par an pour honorer ses engagements. En 2025, Dakar est parvenu à mobiliser 5 700 milliards FCFA, sans assistance exceptionnelle. Sous la supervision d’Ousmane Sonko, une « batterie de mécanismes » a été déclenchée pour stabiliser la trésorerie et restaurer la crédibilité financière du pays.







