Le limogeage de Bassirou Kébé, directeur général de la SN HLM, relance le débat sur la place de la critique au sein du pouvoir. L’intéressé a été démis de ses fonctions après avoir exprimé des réserves sur la gestion de la justice, la reddition des comptes et le sort des personnes décédées lors des manifestations de mars 2021 et juin 2023.
Le décret signé par le président Bassirou Diomaye Faye a rapidement été suivi d’une réaction de Kébé : « C’est un non-événement, le combat continue », a-t-il déclaré.
Un précédent avec Salimata Dieng
Avant lui, Salimata Dieng, Secrétaire générale de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) et chargée de mission à la Présidence, avait également été relevée de ses fonctions.
À l’origine de sa mise à l’écart : une publication sur Facebook dans laquelle elle appelait à une plus grande implication des jeunes de Pastef dans la gestion du parti et des affaires publiques.
Discipline interne ou intolérance ?
Ces deux décisions alimentent les interrogations. Le régime, qui revendique la rupture et la transparence à travers le slogan « jub, jubal, jubanti », envoie-t-il un signal de fermeté interne ou donne-t-il l’image d’un pouvoir peu enclin à accepter les voix discordantes ?
Pour plusieurs observateurs, la gestion de ces critiques constitue un test majeur pour un pouvoir élu sur la promesse de gouvernance vertueuse et d’ouverture. Le débat reste ouvert.
Alioune Sow







