Le 19 février 2025, l’activiste Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée, avait été victime d’enlèvement, de violences physiques et de tortures morales. Cet acte l’a conduit en exil. Un an, jour pour jour, il brisé le silence, réitérant son engagement renforcé pour une justice équitable.
« Il y a un an, dans la nuit du 18 au 19 février 2025 à Conakry, des hommes armés ont fait irruption dans nos vies. Ma famille, mes voisins et moi avons subi l’arbitraire et la brutalité, pour mon seul engagement en faveur des droits et des libertés », a rappelé Abdoul Sacko.
Un an après, dit-il, ni le silence de l’État ni l’absence de justice n’ont altéré mes convictions.
« Si les blessures physiques et psychologiques refont de temps en temps surface, elles n’ont jamais brisé l’essentiel : ma foi en la dignité humaine et en la conscience citoyenne, aujourd’hui plus forte que jamais », poursuit-il.
En ce jour de mémoire, il a exprimé ses pensées aux disparus, aux détenus arbitraires, aux exilés contraints de vivre loin de la douceur de leur terre natale, ainsi qu’à toutes les familles meurtries et tous les cœurs brisés par l’instinct de domination.
« Leur douleur m’oblige et leur courage m’inspire. Que toutes les victimes reçoivent ma profonde compassion, accompagnée de mes prières pour leur liberté, leur paix et la reconnaissance nationale de leurs sacrifices », a déclaré l’activiste.
Le coordinateur du Forum des forces sociales affirme enfin avec vigueur :
« Je le déclare avec gravité et détermination : sans haine ni esprit de vengeance, mais avec une fermeté inébranlable, je poursuivrai le combat pour une Guinée fondée sur la justice, le mérite et le respect du droit. Une Guinée où la force s’incline devant la loi, où la fraternité protège les faibles et où la liberté n’est pas une question d’humeur, mais de principes et de règles de droit. »







