« Toute notre économie est absorbée par la recherche de carburant pour nos engins… » C’est le triste témoignage de Moussa Bangoura, conducteur de taxi-moto entre la ville de Boké et la sous-préfecture de Kamsar.
Boké est une ville située en Basse-Guinée, connue pour ses importantes activités minières et sa forte densité de population. Depuis plusieurs jours, les usagers y font face à une pénurie de carburant. Les stations-service sont à sec, selon les informations recueillies par le correspondant de LNA basé à Conakry.
Avant la crise, le litre d’essence était vendu à 12 000 francs guinéens (environ 1,37 USD). Depuis le début de la pénurie, il se négocie à a20 000 francs dans certaines zones, et jusqu’à 25 000 francs guinéens (environ 2,85a USD) sur le marché noir.
Une crise aux impacts immédiats
« Le transport coûte cher. L’État doit nous fournir suffisamment de carburant, sinon nous ne pouvons pas nous déplacer d’une zone à une autre… », témoigne un autre usager résidant à Kamsar.
Pour l’heure, la SONAP (Société nationale des pétroles) n’a fait aucune communication officielle sur cette crise. Le responsable du service de communication n’a pas non plus répondu aux questions des journalistes.
En attendant qu’une solution soit trouvée, les usagers dénoncent la flambée des prix du transport. Certains évoquent également les répercussions de cette pénurie sur le coût des denrées alimentaires, particulièrement en cette période de ramadan.
Dansa Camara, correspondant de LNA à Conakry
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