L’Algérie et le Niger ont officiellement renoué le dialogue après plusieurs mois de tensions. À Alger, le président Abdelmadjid Tebboune et le général Abdourahamane Tiani ont affiché leur volonté de « tourner la page » et de rétablir une coopération active entre les deux pays.
Ce rapprochement intervient après la rupture diplomatique provoquée en 2025 par l’abattage d’un drone malien par l’armée algérienne, incident qui avait entraîné le rappel des ambassadeurs des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le retour des représentants diplomatiques début février a ouvert la voie à cette normalisation.
Relance du gazoduc transsaharien
Symboliquement fort, le dégel s’accompagne de la relance du gazoduc transsaharien (TSGP), un projet de plus de 4.000 km qui doit transporter le gaz nigérian vers l’Algérie puis l’Europe. Les travaux sur le territoire nigérien commenceront juste après le ramadan, sous la conduite de Sonatrach.
L’Algérie a aussi promis un soutien élargi au Niger : projets dans la santé, l’éducation et accompagnement économique. Les deux pays comptent également intensifier leur coopération sécuritaire afin de stabiliser une région confrontée aux groupes armés et aux trafics transfrontaliers.
Ce rapprochement ne dissipe cependant pas les tensions avec le Mali, qui accuse Alger de maintenir des liens ambigus avec certains groupes armés. Bamako a demandé des « éclaircissements » sur la visite du général Tiani à Alger.







