Lors d’une rencontre avec la communauté guinéenne en Éthiopie, le ministre des Affaires étrangères, Morissada Kouyaté, a livré un discours dense, teinté d’optimisme et de mobilisation nationale. Un message qui se veut à la fois un bilan politique, un appel économique… et une projection ambitieuse vers un futur “à la Dubaï”.
La fin du mythe de la discorde guinéenne
Le chef de la diplomatie a salué ce qu’il considère comme un tournant historique : une Guinée apaisée, rassemblée, capable d’organiser une présidentielle sans incident, y compris à l’étranger — une première depuis l’indépendance.
Selon lui, le pays a enfin rompu avec le “vieux démon” de la désunion. Cette cohésion retrouvée, assure-t-il, dépasse même les enjeux économiques :
« C’est plus grand que Simandou 2040. Notre vrai acquis, c’est l’entente nationale. »
“Nous voulons être comme Dubaï” : l’ambition économique affirmée
Évoquant le potentiel minier du pays, notamment le méga-projet Simandou, Morissada Kouyaté a assumé une inspiration directe : les modèles du Golfe.
Le parallèle est clair : comme les Émirats il y a cinquante ans, la Guinée aspire à transformer ses ressources naturelles en infrastructures modernes et en croissance accélérée.
« Il y a 50 ans, Dubaï n’avait que du sable. Ils ont vendu ce qu’il y avait sous la terre et construit au-dessus. Nous aussi, nous voulons le faire. »
Appel au retour des compétences
Autre axe central de son discours : la diaspora. Le ministre a exhorté les cadres guinéens installés à l’étranger à revenir “prendre leur place”, au lieu de laisser uniquement experts chinois, américains ou autres occuper le terrain.
« On ne peut pas être fiers de servir chez les autres. Venez participer au boom économique que le président a lancé. »
Fidélité affichée au président Mamadi Doumbouya
Enfin, Morissada Kouyaté a réaffirmé la loyauté du gouvernement envers Mamadi Doumbouya, qu’il décrit comme un dirigeant “d’action, pas de discours”.
Il appelle la nation à s’unir derrière lui pour bâtir cette Guinée nouvelle :
« Donnons-nous la main. Oublions les divisions. Il n’y a que des Guinéens et des Guinéennes. »







