Entendu devant la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire, Farba Ngom a vigoureusement contesté les accusations portées contre lui. Face aux députés, il a dénoncé une procédure qu’il juge entachée d’irrégularités, soulevant plusieurs zones d’ombre.
Le parlementaire a notamment interrogé les conditions de son audition. Il affirme avoir été entendu à deux reprises par la Section de recherches (SR) et même envoyé « à la cave », sans que son immunité parlementaire n’ait été préalablement levée, selon Les Echos. Une démarche qu’il considère contraire aux garanties prévues pour les députés.
Farba Ngom s’est également défendu face à certaines allégations, notamment celles laissant entendre qu’il aurait tenté d’introduire un produit prohibé en prison. « Pourquoi je n’ai pas pu introduire un produit prohibé en prison ? », aurait-il lancé, contestant fermement les faits qui lui sont reprochés.
Autre fait marquant : l’abstention de Alioune Ndao, ancien Procureur spécial près la CREI, lors du vote en commission. Un positionnement qui suscite des interrogations, compte tenu de son expérience en matière de poursuites économiques et financières.
Les députés sont désormais face à leurs responsabilités. Leur décision sur la levée ou non de l’immunité parlementaire de Farba Ngom pourrait ouvrir la voie à une nouvelle étape judiciaire dans un dossier aux répercussions politiques sensibles.
Alioune Sow







