Dans une affaire qui secoue profondément la ville de Thiès, les éléments du Commissariat du 1er Arrondissement ont mis fin aux agissements d’un individu soupçonné d’avoir mis en place un système organisé d’exploitation d’images intimes, d’agressions sexuelles et de détention de drogues de synthèse.
Une plainte qui fait éclater l’affaire
Tout a commencé lorsqu’une femme s’est présentée au commissariat pour dénoncer un chantage : un homme menaçait de divulguer des contenus intimes la mettant en scène. Selon son témoignage, il avait enregistré leurs rapports sans son consentement et la forçait, sous la menace, à revenir chez lui.
Les investigations de la police révèlent un procédé inquiétant. Le suspect administrait à la victime une substance dissimulée dans une boisson, provoquant son endormissement afin d’abuser d’elle — des faits d’une gravité extrême que les enquêteurs ont rapidement pris au sérieux.
Découverte d’un dispositif clandestin de captation
Lors de son audition, l’homme finit par reconnaître la présence d’une caméra cachée dans sa chambre. Une perquisition de son domicile confirme rapidement l’ampleur de l’affaire. Les policiers y découvrent :
une caméra de surveillance fixe,
neuf disques durs externes,
une clé USB,
une unité centrale,
un ordinateur portable.
L’analyse des supports numériques mettra en lumière l’existence de nombreuses vidéos de la plaignante… mais aussi d’autres personnes filmées dans des circonstances similaires. Plusieurs victimes supplémentaires ont déjà été identifiées. Les enquêteurs ont aussi trouvé des centaines de vidéos pornographiques archivées par le suspect.
Saisie de drogue de synthèse
La fouille du domicile révèle également un sachet contenant quarante grammes d’une poudre blanche. L’expertise menée par la Brigade Régionale des Stupéfiants de Thiès confirme qu’il s’agit d’amphétamines, une drogue de synthèse classée comme produit illicite.
Garde à vue et enquête en cours
Le suspect a immédiatement été placé en garde à vue. Les enquêteurs poursuivent désormais un travail minutieux afin d’identifier toutes les personnes potentiellement filmées à leur insu.
L’affaire, déjà explosive, pourrait donc prendre une dimension bien plus large au fil des investigations.







