Le décès d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de chirurgie dentaire, continue de susciter une vive émotion au sein du milieu médical au Sénégal. Après un communiqué du Procureur de la République — qui affirme que « les éléments disponibles ne corroborent pas les rumeurs faisant état de violences physiques exercées sur la victime » — le Collectif des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes en spécialisation répond dans un communiqué ferme.
Le Collectif conteste certaines interprétations du procureur
Le Collectif dit suivre « avec une attention soutenue » l’évolution de l’enquête sur la mort du jeune étudiant. S’il prend acte du communiqué du procureur, il rappelle un élément essentiel : les conclusions de l’autopsie écartent une cause naturelle isolée.
Selon le Collectif, l’autopsie « oriente clairement vers l’existence d’un mécanisme traumatique majeur ». Dès lors, une interrogation cruciale subsiste : quelle est l’origine de ce traumatisme ?
« Inconcevable » de parler d’un traumatisme auto-infligé
Le Collectif rejette vigoureusement toute hypothèse laissant entendre que le jeune homme aurait pu se causer lui-même un traumatisme mortel. Il décrit Abdoulaye Ba comme un étudiant de 20 ans, engagé, plein d’avenir, et rappelle la charge émotionnelle de cette perte dans un contexte où le pays manque déjà cruellement de spécialistes de santé.
Appel à une enquête « rigoureuse, juste et impartiale »
Face à la gravité des faits, le Collectif appelle les autorités judiciaires à poursuivre l’enquête avec la plus grande rigueur, afin de « faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès et identifier, le cas échéant, les responsables ».
Il insiste sur la nécessité de répondre à l’attente de vérité exprimée par la communauté médicale, les proches du défunt et l’opinion publique.







