Face à la vie chère, le gouvernement a mis en place une stratégie visant à alléger les charges pesant sur les citoyens guinéens, en prélude au mois saint de Ramadan et au carême chrétien.
Ce vendredi, Ousmane Gaoual Diallo a d’abord expliqué l’origine des crises à l’origine de la cherté de la vie. Selon lui, ces difficultés sont apparues dès les premières tensions dans le Golfe, entraînant une hausse du prix des hydrocarbures.
« Lorsque le prix du transport augmente, nécessairement, nous payons plus cher dans notre assiette », a déclaré le ministre porte-parole du gouvernement.
Pour y faire face, il a annoncé que le gouvernement s’efforce « d’atténuer » les effets de cette conjoncture. L’une des mesures consiste à supprimer certaines taxes légitimes perçues par l’État sur les produits importés.
« Si vous prenez le blé, la tonne est passée de 130 dollars à près de 700 dollars aujourd’hui, mais nous continuons à payer le pain qui n’est passé que de 3 000 à 4 500 francs guinéens. Quand vous comparez l’augmentation du blé sur le marché mondial et l’évolution du prix du pain, vous comprenez bien que celle-ci est beaucoup plus lente ici qu’ailleurs. C’est ce qui se fait pour tous les produits », a-t-il ajouté.
Le gouvernement a également supprimé toutes les surcharges susceptibles de découler des retards au port, des surestaries ou d’autres taxes, selon Ousmane Gaoual Diallo.
« L’allègement des taxes permet de maîtriser les prix et de les maintenir à la baisse, même si nous ne pouvons malheureusement pas les annuler totalement. En tout cas, l’augmentation reste très faible par rapport à ce qu’elle aurait été sans ces mesures », a indiqué le ministre.
Dansa Camara
Correspondant de LNA à Conakry
Tél. : 620 76 89 88
Email : camaradansa73@gmail.com







