L’autorisation accordée à Starlink pour opérer au Sénégal suscite une vive réaction chez les opérateurs historiques. Selon le journal Les Échos, Sonatel, Yas et Expresso Sénégal annoncent la mise en place d’un « Front national pour la transparence ».
Les trois opérateurs disent vouloir obtenir des clarifications sur les conditions d’octroi de la licence à l’entreprise américaine, spécialisée dans l’internet par satellite. Ils s’interrogent notamment sur le cadre réglementaire appliqué, les obligations fiscales et les contreparties financières exigées.
Au cœur des questionnements : combien Starlink, propriété du milliardaire Elon Musk, a-t-elle versé pour obtenir son autorisation ? Certains acteurs du secteur soulignent que son propriétaire est « vingt fois plus riche que le Sénégal », une formule choc destinée à illustrer le déséquilibre perçu.
Les opérateurs locaux appellent à la transparence sur les montants payés, les modalités d’installation et les engagements en matière d’investissement et de couverture du territoire.
Les autorités, de leur côté, n’ont pas encore détaillé publiquement l’ensemble des conditions financières liées à cette autorisation. Le débat s’annonce central dans un marché des télécommunications déjà très concurrentiel.
Alioune Sow







