L’affaire impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo, le chanteur Djiby Dramé et dix autres coaccusés, tous arrêtés par la brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, prend un nouveau tournant. Initialement poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et blanchiment de capitaux, les suspects voient désormais de nouvelles accusations s’ajouter à leur dossier : usage et trafic de drogue.
Selon le réquisitoire introductif du procureur de Pikine/Guédiawaye adressé au juge du premier cabinet, cette extension des chefs d’inculpation repose sur les investigations des gendarmes. Les enquêteurs auraient constaté la consommation de différentes variétés de drogues, y compris des substances dures, lors de relations homosexuelles et hétérosexuelles impliquant certains des douze présumés.
Le procureur a également ciblé le fournisseur présumé, poussant à l’élargissement de l’instruction. Cette décision pourrait influencer significativement la suite de la procédure, notamment parce que, dans le cadre de crimes, aucun délai de prescription n’est applicable.
L’Observateur souligne que cette évolution « change complètement la donne » pour l’instruction judiciaire et pourrait prolonger la détention provisoire des mis en cause.







