Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié un rappel strict des mesures de prévention et de prise en charge du VIH/Sida, après l’arrestation de douze individus accusés de transmission volontaire du virus et la mise au jour d’un vaste réseau pédocriminel actif depuis près d’une décennie.
Dans son communiqué, le ministère insiste sur les modes de transmission — sexuelle, sanguine et materno-infantile — ainsi que sur l’accès gratuit et confidentiel au dépistage et aux traitements antirétroviraux. Il souligne que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut et que 92 % d’entre elles, grâce au traitement, ne transmettent plus le virus.
Entre le 4 et le 6 février, douze personnes ont été interpellées à Keur Massar et Diamniadio pour transmission volontaire du VIH, mise en danger d’autrui et actes sexuels illégaux. Huit sont séropositives et auraient reconnu des rapports non protégés malgré leur statut. Elles devraient être déférées pour association de malfaiteurs et violation de l’article 36 de la loi sur le VIH, qui prévoit jusqu’à dix ans de prison et cinq millions de francs CFA d’amende.
En parallèle, un dossier distinct ébranle l’opinion : un réseau pédocriminel dirigé par un dénommé Pierre Robert aurait, de 2015 à 2025, recruté des « formateurs sexuels » séropositifs pour abuser d’enfants vulnérables avant de les exploiter. Des abus auraient été organisés et filmés dans une villa à Saly. Quatorze mandats de dépôt ont été émis, visant notamment Amath Lô, Malick Sène Guèye, Birare Senghor et Babacar Diallo. Le groupe projetait même de créer un « centre de formation au sexe » pour enfants à Dakar.
Le ministère appelle à la responsabilité collective, rappelle que la lutte contre la stigmatisation est essentielle pour garantir l’accès aux soins, en particulier pour les enfants et adolescents vivant avec le VIH, et assure que toutes les mesures de protection de la santé publique sont en cours avec l’ensemble des acteurs concernés.







