La police continue de rechercher les responsables des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Quatre d’entre eux ont déjà été interpellés. Au total, une centaine d’étudiants ont été arrêtés et plus de 300 blessés ont été recensés entre les hôpitaux Idrissa Pouye et Principal.
Les arrestations se poursuivent à l’Université Cheikh Anta Diop après l’interpellation de 105 étudiants, lundi, à la suite des violents affrontements survenus le même jour au sein du temple du savoir. Ces interpellations ont été effectuées par le commissariat central de Dakar et ses commissariats secondaires, dont celui du Point E.
« Ils ont arrêté le président de l’amicale de la FMPO, Cheikh Atap Sagna, le président de l’amicale de la Faculté de droit, Wally Faye, le président de l’amicale de la Faculté des lettres, Demba Kâ, et le président de la commission sociale de la FSJP, Bathie Fall », a dénoncé Cheikh Ngom, membre du collectif des amicales de l’UCAD sur RFM.
Il évoque des arrestations arbitraires de représentants étudiants qui, selon lui, n’ont fait que réclamer leurs droits.
Les étudiants interpellés ont été placés en garde à vue à la Sûreté urbaine pour « actes de vandalisme, destruction et dégradation de biens privés et publics, participation à une manifestation non autorisée, injures, violences et voies de fait envers les forces de sécurité », rapportent nos confrères de SENEWEB.
Hier, ils ont été auditionnés jusqu’à 3 h du matin, d’après le membre du collectif des amicales de l’UCAD, qui alerte également sur l’état de certains de ses camarades.
« Ils sont dans une situation très critique. D’autres blessés sont rentrés chez eux parce que le campus social est fermé. »
Des blessés ont également été enregistrés du côté des policiers.
Pour rappel, tout a commencé le 9 février 2026 lorsque la direction du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a annoncé la réouverture des restaurants universitaires après 72 heures de fermeture.
Toutefois, la direction appelait l’ensemble des étudiants au sens des responsabilités, en précisant que le paiement du ticket était obligatoire.
En réaction, le collectif des amicales de l’UCAD a maintenu son mot d’ordre des « Journées Sans Ticket », exigeant l’ouverture des restaurants sans condition. Cette situation a entraîné une forte tension au sein du campus, marquée par l’intervention des forces de l’ordre.
Mamadou Dieng







