Abdoulaye Ba est devenu le nouveau symbole des violences policières constatées dans les universités sénégalaises, notamment à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cet étudiant, décédé hier sur le campus après de violents affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, a été retrouvé grièvement blessé dans sa chambre.
Les circonstances du décès
Selon plusieurs témoignages, Abdoulaye Ba aurait été victime d’une intervention brutale des forces de défense et de sécurité déployées à l’UCAD. Retrouvé dans sa chambre, il aurait été frappé, ce qui lui a causé de graves blessures. Ses camarades l’ont ensuite transporté au service médical de l’université, où il a succombé à ses blessures alors qu’un transfert vers l’Hôpital Principal de Dakar était en préparation, d’après le président de l’amicale de sa faculté. Sa disparition soudaine a profondément choqué ses camarades ainsi que toute la communauté universitaire. Son corps a été transféré à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff pour une autopsie.
Un rêve brisé, une famille anéantie
Abdoulaye Ba était un étudiant brillant, au potentiel reconnu de tous. Il suivait sa deuxième année d’odontologie (chirurgie dentaire) à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. Orphelin de père, il vivait avec sa mère, qu’il rêvait de rendre fière en réussissant ses études et en devenant chirurgien-dentiste. Ce rêve s’est tragiquement arrêté, plongeant sa famille dans une immense douleur.
Âgé d’une vingtaine d’années, il était connu pour son sérieux, sa discipline et son engagement académique. Ses camarades rapportent qu’il disait souvent que sa mère ne comptait que sur lui. Il l’aidait également dans les tâches du quotidien.
La disparition brutale d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar rappelle malheureusement des épisodes similaires survenus au fil des années, témoignant d’un problème profond qui continue de se répéter.
Salimata Mbengue







