Le Golfe de Guinée retrouve une place centrale dans les stratégies d’exploration des grandes compagnies pétrolières, porté par un potentiel géologique renouvelé et des découvertes majeures en offshore profond. Depuis 2020, près de 11 % des nouveaux hydrocarbures identifiés dans le monde – soit 8,7 milliards de barils équivalent pétrole – proviennent de cette zone, confirmant son attractivité croissante.
Cette montée en puissance s’explique par la combinaison rare d’un sous-sol encore partiellement sous-exploré, d’un accès au très profond et d’une série de réformes adoptées par les États côtiers pour attirer les investisseurs. Du Sénégal à l’Angola, les majors comme TotalEnergies, Shell, Chevron ou Eni multiplient ainsi les acquisitions de blocs et les projets, motivées par la nécessité de renouveler leurs réserves alors que les gisements matures mondiaux s’essoufflent.
L’offshore angolais et namibien se distinguent en particulier : Azule Energy a mis en évidence un potentiel gazier dépassant 1 000 milliards de pieds cubes, tandis que la Namibie cumule plus de 6 milliards de barils équivalent pétrole de ressources déjà découvertes, faisant émerger des projets de grande ampleur comme Venus ou Mopane.
Malgré des contraintes techniques importantes – coûts élevés du très profond, complexité géologique –, le Golfe de Guinée apparaît aujourd’hui comme l’un des rares bassins offrant encore des volumes significatifs susceptibles de soutenir la production mondiale dans les décennies à venir. La région pourrait ainsi consolider son rôle stratégique si les cadres réglementaires restent attractifs et si les découvertes récentes se traduisent en développements commercialement viables.







