Le gouvernement britannique a annoncé ce vendredi que la République démocratique du Congo (RDC) avait accepté de coopérer avec Londres pour le renvoi des migrants congolais en situation irrégulière, après avoir été visée par des restrictions de visas imposées en décembre.
Cette décision fait de la RDC le troisième pays africain à accepter un tel accord, après l’Angola et la Namibie, eux aussi menacés de sanctions similaires. Selon le ministère de l’Intérieur britannique, cette coopération pourrait permettre l’expulsion de plus de 3 000 migrants en situation irrégulière originaires de ces trois pays.
La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a salué cette avancée, avertissant que tout pays refusant de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière s’exposerait à des conséquences diplomatiques et migratoires.
Ces mesures s’inscrivent dans une refonte restrictive de la politique d’asile annoncée en novembre, comprenant notamment la réduction des protections accordées aux réfugiés et la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer, sous pression due à la montée du parti anti-immigration Reform UK, a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, près de 58 500 personnes ont été expulsées du Royaume-Uni.







