Toute la production de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) est provisoirement suspendue à la suite d’une cyberattaque d’ampleur. L’information est rapportée par Libération.
Selon les premiers éléments, les auteurs de l’intrusion, se présentant sous le nom de « The Green Blood Group », affirment avoir exfiltré 139 téraoctets de données appartenant à la DAF. Une revendication qui, si elle était avérée, poserait de sérieuses questions sur la sécurité des infrastructures numériques de l’État.
Pour l’heure, les autorités gardent le silence sur la nature exacte des données concernées ainsi que sur l’étendue réelle des dégâts. Des investigations techniques seraient en cours afin d’identifier les failles exploitées et de mesurer l’impact de l’attaque.
Cette affaire survient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par des frictions persistantes entre l’État et la société malaisienne Iris Corporation, partenaire historique dans la gestion de certains systèmes d’identification et d’automatisation. Un timing qui alimente les interrogations et les spéculations autour de cette cyberattaque.
En attendant les conclusions des enquêteurs, la suspension des activités de la DAF pourrait avoir des répercussions administratives majeures, notamment sur la délivrance de documents et les services dépendant du fichier automatisé.
Alioune Sow







