La crainte des arrestations et des expulsions gagne la communauté sénégalaise aux États-Unis. Sous la pression accrue des services de l’immigration, de nombreux migrants vivent désormais dans l’angoisse permanente, pris au piège de conditions de vie et de travail précaires.
Selon L’Observateur, l’anxiété touche aujourd’hui toutes les catégories de migrants sénégalais, sans distinction de statut ou de secteur d’activité. La multiplication des opérations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a instauré un climat de peur qui bouleverse le quotidien des Modou-Modou, contraints de redoubler de prudence dans leurs déplacements.
Travaillant souvent dans l’informel, sans protection juridique solide, beaucoup vivent dans des logements exigus et sous la menace constante d’un contrôle inopiné. Certains évitent désormais les lieux publics, réduisent leurs sorties ou changent fréquemment d’itinéraires pour échapper aux patrouilles.
Cette situation accentue la vulnérabilité sociale et économique des migrants sénégalais, déjà confrontés à l’exploitation, aux bas salaires et à l’isolement. Pour nombre d’entre eux, le rêve américain s’est transformé en une survie quotidienne, rythmée par la peur de l’arrestation et le spectre d’une expulsion brutale.
Alors que les expulsions se multiplient, l’inquiétude monte au sein des familles restées au Sénégal, dépendantes des transferts d’argent de leurs proches établis aux États-Unis.
Alioune Sow







