Les États-Unis accueillent ce mercredi 4 février 2026 près de quarante délégations à Washington pour un sommet consacré aux minerais critiques, organisé par le secrétaire d’État Marco Rubio. L’événement illustre la volonté de l’administration américaine de sécuriser ses approvisionnements stratégiques face à l’influence croissante de la Chine dans le secteur.
L’Afrique y occupe une place notable, avec la présence de délégations de la République démocratique du Congo (RDC), de Guinée et du Kenya. Arrivé avec le président Félix Tshisekedi, le contingent congolais participe aux discussions alors que la RDC demeure essentielle pour des ressources telles que le cobalt, le coltan ou le lithium. Malgré un accord déjà signé entre Kinshasa et Washington, aucun projet concret n’a encore été mis en œuvre, même si la reprise de la mine Cuivre-Cobalt de Chemaf par une entreprise américaine semble se préciser.
La Guinée cherche, elle, à attirer des investissements américains dans la bauxite et le fer afin de réduire sa dépendance envers la Chine. Le Kenya est également attendu, notamment en raison de l’intérêt américain pour les terres rares potentiellement présentes sur la colline de Mrima, estimées à plusieurs dizaines de milliards de dollars.
En marge du sommet, le président Tshisekedi participera au 79ᵉ National Prayer Breakfast, aux côtés de responsables politiques et religieux américains. Plusieurs personnalités congolaises venues de Kinshasa, dont l’opposant Martin Fayulu et des représentants de la Cenco-ECC, participeront aussi aux rencontres prévues autour des enjeux politiques et sécuritaires en RDC.







