Saïf al‑Islam Kadhafi, fils du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été tué lors d’une attaque armée contre sa résidence à Zintan. Selon de nombreux médias, quatre hommes armés masqués ont fait irruption dans sa maison, après avoir neutralisé les caméras de surveillance. Saïf al‑Islam aurait tenté de résister, mais a été mortellement blessé par des tirs d’armes à feu.
Certaines sources locales évoquent des affrontements armés plutôt qu’une opération ciblée, mais ces informations ne sont pas confirmées officiellement. La famille Kadhafi et ses proches qualifient l’événement d’assassinat prémédité.
Bien qu’il n’occupât aucune fonction officielle, Saïf al‑Islam restait une figure influente et controversée en Libye. Son rôle pendant le régime de son père, sa tentative de se présenter à l’élection présidentielle de 2021 (finalement annulée) et la profonde division politique depuis 2011 faisaient de lui un acteur central sur la scène libyenne.
Qui profite de sa mort ?
Tribus et milices rivales : Elles peuvent éliminer un concurrent potentiel et affaiblir le retour du clan Kadhafi dans la scène nationale.
Forces armées et leaders locaux : Certains peuvent tirer avantage de l’instabilité pour étendre leur influence sur les territoires et les ressources, surtout dans l’Ouest libyen.
Acteurs étrangers : Turquie, Égypte, Émirats, Russie et autres, peuvent favoriser des alliances locales alignées sur leurs intérêts, Saïf al‑Islam n’étant pas contrôlable par eux.
Opposants à la réconciliation nationale : Saïf al‑Islam représentait un pont possible entre factions Kadhafi et autres milices. Sa mort diminue cette possibilité, laissant le pays plus fragmenté et plus instable.
Sa disparition pourrait donc réactiver les tensions et fragiliser la Libye, un pays déjà marqué par la division et ayant été, par le passé, un berceau du terrorisme en Afrique subsaharienne.
Alioune Sow







