La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a décidé d’interjeter appel des sanctions de la Confédération Africaine de Football (CAF) concernant les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc. Si le Sénégal a choisi de ne pas déposer de recours, le Maroc, sans surprise, a officiellement contesté les décisions du jury disciplinaire de la CAF. Une démarche qui pourrait jeter de l’huile sur le feu, envenimer la situation, voire provoquer un bras de fer entre l’instance du football africain et la fédération marocaine.
La finale qui a mis le feu aux poudres
Le 18 janvier 2026, le monde du football a assisté à l’une des finales les plus chaotiques de l’histoire de la CAN. Des gestes antisportifs de certains joueurs marocains à l’encontre des gardiens sénégalais, l’utilisation de lasers dirigés sur Édouard Mendy, ainsi qu’un arbitrage contesté — avec un but refusé pour le Sénégal et un penalty accordé au Maroc — ont conduit à un retrait temporaire de l’équipe nationale sénégalaise de la pelouse du stade Moulay Abdellah de Rabat. Le match a repris après quelques minutes d’interruption et les Lions de la Téranga se sont imposés 1-0, remportant le deuxième sacre de leur histoire.
À la suite de ces incidents, la CAF a sanctionné les deux fédérations, allant d’amendes financières à des suspensions de plusieurs matchs.
La FRMF : entre appel et risque d’affrontement avec la CAF
Le Maroc a toutefois choisi de ne pas lâcher l’affaire. La FRMF justifie son appel par des « sanctions non conformes » au regard de « l’ampleur et de la gravité des incidents survenus ». L’objectif du Maroc semble clair : exercer une pression sur la CAF pour alourdir les sanctions infligées au Sénégal, voire faire retirer le trophée à l’équipe nationale sénégalaise.
Mais quelles pourraient être les conséquences ? L’appel de la FRMF pourrait provoquer une réaction plus ferme de la CAF, avec des sanctions renforcées pour le Maroc. L’instance africaine pourrait également décider de maintenir ses sanctions initiales, ce qui accroîtrait les tensions entre les deux parties. Néanmoins, un compromis reste possible si les deux fédérations acceptent de trouver un terrain d’entente.
Du côté du Sénégal, la situation est tout autre : la Fédération Sénégalaise de Football semble avoir tourné la page et ne s’inquiète pas d’un éventuel retrait du sacre au profit du Maroc.
Salimata Mbengue







