Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a apporté des éclaircissements à la suite de l’atelier national consacré à la préparation d’une nouvelle politique de bourses d’études et à la révision du décret n°2014-963 du 1ᵉʳ août 2014 fixant les conditions d’attribution des allocations d’études dans l’enseignement supérieur.
Dans un communiqué daté de ce mardi 3 février, le ministère souligne qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les droits des étudiants, ni de réduire ou de supprimer les bourses.
Le MESRI indique plutôt qu’il travaille à l’élaboration d’une nouvelle politique nationale des allocations d’études. Celle-ci vise notamment à mieux harmoniser la période de paiement des bourses avec le calendrier effectif des enseignements.
Le ministère a salué l’engagement de l’ensemble des parties prenantes et les a invitées à poursuivre les discussions lors des prochaines étapes, afin d’aboutir à un consensus autour d’un cadre réglementaire rénové et de modalités d’attribution des bourses mieux adaptées aux réalités de l’enseignement supérieur sénégalais.
Cet atelier, organisé dans une démarche résolument inclusive conformément à l’esprit de concertation prôné par la tutelle, avait pour objectif principal d’évaluer, sur le plan financier, le système de bourses sur la période 2020-2025, avec des projections à l’horizon 2030. Les travaux visaient également à identifier les insuffisances du décret en vigueur, à corriger les pratiques non conformes à l’orthodoxie budgétaire et à renforcer l’inclusivité sociale du dispositif. Selon le MESRI, ces objectifs ont été atteints malgré le retrait d’une partie des étudiants dès la première journée.
Les recommandations issues des échanges seront soumises aux autorités compétentes.
Pour rappel, les représentants des étudiants avaient quitté la table hier. Réunis au sein de la Fédération nationale des étudiants du Sénégal, ils affirment dans un communiqué que « les différents représentants des étudiants ont constaté que l’esprit de la rencontre visait à diminuer de manière brutale les acquis des étudiants, notamment à travers une décision péremptoire de supprimer les rappels, prétextant un principe fallacieux de non-rétroactivité, de façon unilatérale et sans concertation. Cette décision malvenue, illégale et brutale entrave l’équité sociale et la dignité de l’étudiant », selon leur déclaration.
Mamadou Dieng







