La Guinée est désormais pleinement réintégrée au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à la suite d’une décision de l’institution sous-régionale. Ce retour constitue une étape majeure, selon le Premier ministre Amadou Oury Bah.
S’exprimant ce samedi 31 janvier 2026, le Premier ministre a affirmé que la réintégration de la Guinée à la CEDEAO revêt une importance capitale.
« J’ai eu l’occasion d’échanger avec le président de la Commission de la CEDEAO, Alieu Touray, qui a été particulièrement impressionné par le chemin parcouru par la Guinée. Notre pays devient de plus en plus une référence. Je ne dirai pas que tout a été parfait, mais au regard des questionnements autour des transitions en Afrique et ailleurs, la Guinée sera présentée comme un modèle dont il faut étudier les réussites afin que d’autres puissent s’en inspirer », souligne M. Bah.
Selon lui, la Guinée a évolué dans une logique de restauration de l’ordre constitutionnel, en mettant en œuvre les réformes indispensables pour établir, de manière durable, un processus strict, transparent et efficace de dévolution du pouvoir.
« Le deuxième élément est qu’en parallèle à la transformation du processus politique, nous avons engagé — avec une réussite qu’il convient de saluer — le programme minier Simandou, qui confère à notre pays des atouts majeurs sur le plan économique. Des réussites donc sur le plan politique, mais aussi des méthodologies et démarches idoines pour éviter de retomber dans les facteurs de crise que nous avons connus par le passé », a-t-il ajouté.
Le retour de la Guinée aux instances de l’Union africaine ainsi qu’à celles de la CEDEAO, de manière pleine et entière, « constitue une évolution majeure permettant à notre pays de retrouver toute sa place sur la scène internationale », conclut Amadou Oury Bah.
D. S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry







