Le collectif des avocats de Mame Mbaye Niang n’accorde aucune chance à la requête d’ouverture d’une procédure de révision dans l’affaire PRODAC, introduite par Ousmane Sonko devant la Cour suprême. En conférence de presse ce vendredi 30 janvier 2026, les robes noires estiment que la messe est complètement dite concernant cette affaire de diffamation. En revanche, ils informent avoir engagé une procédure pour mutation frauduleuse visant un terrain situé à Dakar, Sicap Keur Gorgui.
La réaction de Mame Mbaye Niang, ancien ministre de la Jeunesse et protagoniste de l’affaire, ne s’est pas fait attendre alors qu’Ousmane Sonko a pris une nouvelle initiative judiciaire dans le dossier PRODAC.
D’emblée, Me Baboucar Cissé rappelle que la diffamation obéit à des règles particulières :
« La loi est claire : lorsque vous êtes poursuivi pour diffamation, vous disposez d’un délai de dix jours pour apporter la preuve de la vérité des faits qualifiés de diffamatoires. Au-delà de ce délai, vous êtes déchu », plaide l’avocat.
Me Cissé précise qu’il s’agit d’une jurisprudence constante de la Cour suprême :
« Nous espérons que la Cour suprême, statuant sur la demande de révision, ne reviendra pas sur sa propre jurisprudence », a-t-il ajouté. L’avocat a d’ailleurs lu devant la presse un extrait d’un arrêt de la Cour suprême du 4 janvier 2018, dans une affaire similaire, pour appuyer ses propos.
À tour de rôle, les avocats de Mame Mbaye Niang ont démonté, pièce par pièce, la procédure de révision introduite par les conseils de Sonko.
Par ailleurs, le collectif affirme avoir engagé une action pour mutation frauduleuse du droit au bail concernant le lot numéro R17, un terrain de 264 m² situé à Dakar Sicap Keur Gorgui et dont Ousmane Sonko était le titulaire. Selon les avocats, une réquisition effectuée le 24 avril 2023 montrait clairement que le titre était au nom de Ousmane Sonko ; or, le 15 mai 2023, celui-ci l’aurait muté au nom des membres de sa famille.
Pour rappel, par l’intermédiaire de ses avocats, Ousmane Sonko a demandé l’ouverture d’une procédure de révision de son procès, invoquant l’existence d’un « fait nouveau » susceptible de remettre en cause sa condamnation. Cette démarche s’inscrit dans sa volonté de contester la décision initiale de la justice et d’obtenir un nouvel examen de son dossier.
Mamadou Dieng







