Amadou Oury Bah a de nouveau bénéficié de la confiance du président de la transition, Mamadi Doumbouya, pour diriger le nouveau gouvernement dont la mise en place est annoncée dans les prochains jours. Cette reconduction intervient dans un contexte marqué par l’expression démocratique du peuple guinéen et la volonté de consolider les acquis institutionnels issus du processus électoral, selon plusieurs observateurs.
Le Premier ministre reconduit aura la charge de conduire un gouvernement composé de 27 ministères et de deux secrétariats généraux. Pour certains acteurs politiques, ce choix traduit une option en faveur de la stabilité gouvernementale, de la continuité de l’action publique et de la poursuite des réformes engagées au service de la Nation.
« Il est l’homme qu’il faut pour le président Doumbouya », estime Daniel Kolié, acteur politique.
Ce dernier a, dans une réaction publiée ce mardi 27 janvier 2026, encouragé le chef du gouvernement à œuvrer « avec responsabilité et ouverture » pour le renforcement de l’unité nationale, la préservation de la paix sociale et la mise en œuvre de politiques publiques répondant aux attentes des populations, dans le respect des principes démocratiques et de l’État de droit.
Du côté de l’opinion, les attentes restent fortes. Plusieurs Guinéens appellent Amadou Oury Bah à former une équipe gouvernementale compétente et engagée.
« Nous ne voulons pas d’un gouvernement de survie. Nous voulons un gouvernement de combat : une guerre contre la paresse institutionnelle, contre la misogynie d’État et contre cette philosophie toxique du “on a toujours fait comme ça” », a déclaré Ousmane Kaba, analyste politique.
Réaction d’Amadou Oury Bah après sa reconduction
Réagissant à sa reconduction, le Premier ministre de la Ve République dit avoir pleinement mesuré le degré de confiance placé en lui.
« Cela signifie que tout ce monde attend de moi une action capable de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins », a-t-il déclaré.
Il a ajouté : « Tout cela m’a amené à prendre conscience que la charge qui est la mienne est désormais encore plus lourde que par le passé. »
D.S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry







