Les États-Unis ont intensifié leurs livraisons de matériel et le partage de renseignements avec le Nigeria pour traquer les jihadistes affiliés à l’État islamique, a indiqué à l’AFP un haut responsable de l’Africom. Cette coopération accrue intervient alors que l’armée américaine adopte une posture « plus agressive » contre l’EI en Afrique, selon le général John Brennan.
Washington maintient également une collaboration sécuritaire avec les juntes militaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger, malgré les tensions diplomatiques récentes. Les discussions menées à Abuja ont suivi des frappes conjointes américano nigérianes menées à Noël contre des cibles liées à l’EI dans le nord ouest du pays.
Sur le plan diplomatique, les États-Unis exercent une pression croissante sur Abuja, accusant le Nigeria d’inaction face à des violences qu’ils qualifient de « persécution » contre les chrétiens — des allégations rejetées par le gouvernement nigérian et par de nombreux experts, qui rappellent que les civils musulmans sont également visés.
Le soutien américain se concentrera désormais sur le renseignement pour appuyer les opérations aériennes nigérianes, notamment contre l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), considéré par Washington comme l’un des groupes les plus préoccupants de la région. Malgré l’expulsion de ses troupes du Niger, Africom affirme ne pas chercher à établir de nouvelles bases de drones en Afrique de l’Ouest.







