L’ancien chef de l’État ne compte pas laisser son parti s’effriter. Macky Sall vient de sceller le retour au front de ses lieutenants les plus fidèles par une restructuration de son parti l’Alliance pour la République (APR). Cette vague de nominations au sein des instances dirigeantes marque sa volonté de resserrer les rangs et de préparer activement les futures échéances électorales.
La note officielle, visant à dynamiser le parti autour de pôles de compétences, place la communication au cœur de la stratégie. Moussa Bocar Thiam ancien ministre de la communication a été désigné coordonnateur du pôle porte-parole. Pour l’aider dans cette mission, il pourra compter sur un pool de responsables expérimentés, dont Pape Mahawa Diouf, Mame Marième Thiam Babou et Saourou Sène.
La restructuration touche également les mouvements transversaux du parti. Pour le Mouvement National des Femmes, la direction est confiée à Néné Fatoumata Tall, ancienne ministre, chargée de remobiliser la base féminine.
La jeunesse occupe dans cette restructuration une place importante. Abdoulaye Diagne prend les rênes de la Convergence des Jeunesses Républicaines (COJER) pour insuffler un nouveau dynamisme militant.
En revanche, les cadres maintiennent leur influence. Seydou Gueye devient Secrétaire national aux alliances et partenariats, tandis que Mamadou Talla hérite de la gestion stratégique de la diaspora.
Quant à la gestion interne et électorale, elle a été confiée à des hommes de confiance. Birame Faye dirigera le directoire des structures, tandis que Maïssa Mahecor aura la lourde tâche de superviser le pôle Élections.
Cette réorganisation intervient alors que l’APR s’affirme comme le pilier central de la coalition d’opposition Takku Wallu Sénégal. En clarifiant les responsabilités, Macky Sall envoie un signal fort : l’APR refuse l’effritement et se positionne déjà comme le premier bouclier face au pouvoir actuel en vue des échéances de 2027.







