La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) se retrouve de nouveau au cœur d’une polémique, cette fois à cause de son dernier communiqué sur les récentes déclarations de l’ancien international sénégalais El Hadji Ousseynou Diouf. L’instance du football sénégalais, qui s’est désolidarisée des propos tenus par Diouf, a été vivement critiquée, certains estimant que ce communiqué n’avait aucune raison d’être. Cependant, ce n’est pas la première fois que la FSF est épinglée pour sa communication défaillante.
Affaire de la hausse des billets au stade Abdoulaye Wade : une communication contestée
Lors du dernier match de qualification du Sénégal pour la Coupe du monde 2026 face à la Mauritanie au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, le prix des billets avait connu une hausse significative, provoquant indignation et protestation chez les supporters. Le président de la FSF, Abdoulaye Fall, avait justifié cette hausse en déclarant :
« Les billets étaient plus chers avant, nous avons rétabli les prix de base. Nous voulons éviter une trop forte affluence et des problèmes de sécurité, parce que 1000 FCFA, c’est un peu trop accessible. »
Cette prise de parole avait suscité de vives réactions et critiques de la part des Sénégalais.
Net amélioration durant la CAN
Pourtant, la communication de la FSF semblait s’améliorer pendant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). L’instance publiait des communiqués utiles et opportuns, notamment lors des manquements organisationnels affectant l’équipe nationale sénégalaise : sécurité insuffisante à la gare de Rabat, hôtel et terrain d’entraînement inadaptés pour les Lions.
Un communiqué au mauvais endroit et au mauvais moment
Hier, le communiqué de la FSF a relancé le débat. En se désolidarisant totalement d’El Hadji Diouf et en qualifiant de « graves » ses propos, la fédération a été accusée de communiquer au mauvais moment.
Cette sortie a suscité une vague de critiques, non seulement de la part des observateurs, mais aussi des internautes. À un moment où le Sénégal attire l’attention mondiale grâce à sa CAN exceptionnelle et à la défense des intérêts de l’équipe nationale lors de la finale au Maroc, plusieurs dossiers urgents semblent avoir été négligés : le bashing du sélectionneur Pape Thiaw, la maladie mystérieuse de trois joueurs sénégalais, les mésaventures des gardiens Mendy et Diouf avec l’affaire des serviettes, les menaces de sanctions de la CAF, ou encore l’emprisonnement de supporters sénégalais au Maroc.
Ces défaillances illustrent les limites de la communication de la FSF, qui, selon de nombreux observateurs, devrait se concentrer sur les urgences du moment plutôt que sur des polémiques secondaires.
Salimata Mbengue







