En visite officielle au Maroc pour la 15ème Grande Commission mixte, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a joué la carte de l’apaisement ce lundi 26 janvier 2026. Ousmane Sonko a tracé les contours d’une coopération qu’il souhaite plus équitable et résolument tournée vers l’avenir.
Pour ce que le chef du gouvernement sénégalais a qualifié de » voyage de confirmation, de dépassement et de refondation des liens pour deux nations qui se respectent », cette visite était attendue comme un test de maturité pour l’axe Dakar-Rabat.
Arrivé au Maroc dans un climat encore marqué par les émotions de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), Ousmane Sonko a immédiatement choisi la voie de la sagesse et de la profondeur historique pour sa première prise de parole officielle aux côtés de son homologue marocain, Aziz Akhannouch.
Dépasser les excès émotionnels du sport
Le Premier ministre n’a pas occulté le sujet qui a fait la une de la presse ces derniers jours : les incidents survenus en marge du sacre des Lions de la Teranga face aux Lions de l’Atlas. Avec fermeté mais bienveillance, il a qualifié ces débordements de » déplorables et de simples excès émotionnels » liés à la passion du football.
» L’amitié sénégalo-marocaine est plus forte que les émotions sportives », a-t-il martelé, rappelant que les liens entre les deux nations sont » multidimensionnels » et reposent sur des fondements spirituels, humains et historiques qui dépassent les agendas politiques ou les résultats d’un match.
Une coopération refondée, et 17 accords signés
Au-delà de l’apaisement, l’enjeu était aussi économique. Cette 15ème session de la Grande Commission mixte, la première depuis 2013, a abouti à la signature de 17 nouveaux accords de coopération. Ces textes couvrent des secteurs stratégiques tels que l’agriculture (souveraineté alimentaire), l’industrie, le numérique, les transports routiers et la sécurité routière.
Dans son allocution, Ousmane Sonko a exprimé une vision claire : celle d’un partenariat »gagnant-gagnant «
« Une coopération n’est viable que si chaque partie reçoit une valeur équivalente à ce qu’elle apporte », a-t-il précisé, appelant à plus d’équité dans les échanges commerciaux pour que le partenariat profite réellement aux deux peuples.







