L’opposant en fuite a dénoncé samedi 24 janvier 2026 que son épouse, Barbie Kyagulanyi, a été la cible d’un raid militaire d’une brutalité sans nom à leur résidence de Magere.
Selon les déclarations de l’opposant, des soldats ont pris d’assaut son épouse qui aurait été victime de strangulation et de coups répétés. Les témoignages font également état d’une tentative d’humiliation. Les soldats auraient cherché à la dénuder de force pour la photographier dans des positions dégradantes, après qu’elle a refusé de livrer les codes d’accès de ses appareils de communication.
Barbie Kyagulanyi a été évacuée vers l’hôpital de Nsambya, où elle est actuellement soignée pour des traumatismes cervicaux et un état de choc sévère.
Cette agression survient 24 heures après que Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni, a récemment revendiqué l’élimination de 30 « terroristes » de l’opposition. Pour les observateurs, s’attaquer à la famille de Bobi Wine est une stratégie délibérée pour forcer le leader de la NUP à se rendre.
« S’en prendre à une femme sans défense est le signe d’un régime aux abois », a réagi un porte-parole de l’opposition.
La communauté internationale n’a pas tardé à réagir. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé un « climat de terreur », tandis qu’Amnesty International appelle à une protection immédiate des familles des opposants politiques.







