Le directeur de l’hebdomadaire Le Courrier a été libéré ce 22 janvier 2026. Incarcéré en septembre 2025 pour avoir enquêté sur une affaire de fraude impliquant le Premier ministre, il a été inculpé pour » diffamation » et » diffusion d’informations susceptibles de troubler l’ordre public.
Cette libération intervient dans un contexte de durcissement législatif. Depuis la révision de la loi sur la cybercriminalité en juin 2024, les arrestations se sont multipliées. Selon les données de l’ONU, 13 journalistes ont été interpellés au cours de l’année 2025, 5 étaient encore sous les verrous fin décembre.
Par ailleurs, le Niger occupe la 83 e position sur 180 pays dans le classement de la liberté de la presse de l’Ong Reporters Sans Frontières.
Le rapport annuel du Committee to Protect Journalists (CPJ), publié le jour même de cette libération, rappelle l’urgence de la situation. Bien qu’en légère baisse, le nombre de journalistes emprisonnés dans le monde reste alarmant avec 330 cas recensés, le Niger figurant désormais parmi les points de vigilance en Afrique subsaharienne.







