Face à l’embargo sur les importations de carburant imposé depuis septembre par le groupe jihadiste Jnim, le gouvernement de transition malien a annoncé mardi 20 janvier, via la télévision d’État (ORTM), la mise en place d’un système de rationnement dans les stations-service. Chaque véhicule ne pourra effectuer un plein que tous les trois jours, et les motos tous les deux jours, un dispositif visant à limiter les achats excessifs et à lutter contre le marché noir.
Le système prévoit l’enregistrement des plaques d’immatriculation via une application web pour suivre en temps réel la distribution. Toutefois, sa mise en œuvre reste complexe : milliers de stations à équiper, besoin d’électricité et de connexion internet fiables, et gestion des véhicules sans plaques ou vignettes.
Si les autorités espèrent réguler le carburant, des économistes et usagers s’inquiètent des difficultés pratiques pour les taxis, les trajets longs ou les petits budgets, ainsi que du risque d’alimenter le marché noir, contredisant l’objectif initial. Certains observateurs y voient un aveu que la crise pourrait durer, malgré les efforts militaires et logistiques.
Dans le même temps, le Jnim a diffusé des vidéos de propagande montrant huit nouveaux otages, dont sept militaires, alors que le président de transition, le Général Assimi Goita, participait aux célébrations de la Fête de l’armée malienne.







