Le Niger intensifie sa maîtrise sur l’uranium, ressource stratégique pour son économie, en créant un comité d’experts chargé de réviser les mécanismes de fixation des prix. Selon le ministre de la Justice Alio Daouda, l’objectif est d’assurer une valorisation juste, transparente et scientifiquement fondée, en phase avec les standards internationaux.
Cette démarche intervient alors que le pays fait face à des tensions avec le groupe français Orano, accusé récemment de vol d’uranium, et quelques mois après la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (SOMAÏR) à Agadez. Cette décision vise à sécuriser l’exploitation, protéger l’emploi et garantir l’intérêt général, tout en signalant aux partenaires internationaux que le Niger revendique un rôle actif et légitime dans la gestion de ses ressources.
L’initiative illustre une volonté claire : défendre les intérêts économiques et stratégiques du pays dans un secteur longtemps considéré comme pilier de l’économie nationale, tout en naviguant dans un contexte de pression juridique et diplomatique internationale.







