Le processus de transition en Guinée-Bissau franchit une étape majeure. Par le décret présidentiel n°02/2026 publié ce mercredi, le président de la transition, le général de division Horta N’Tam, a officiellement fixé la tenue des élections législatives et présidentielle au 6 décembre 2026.
Cette annonce survient dans un climat de pression diplomatique intense. Moins de deux semaines plus tôt, une mission de haut niveau de la Cédéao, conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio et son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, s’était rendue à Bissau pour exiger un calendrier « court et consensuel ».
Bien que la junte ait initialement évoqué une transition d’un an lors de sa prise de pouvoir en novembre dernier, le choix de décembre 2026 semble être un compromis visant à garantir des scrutins « libres et transparents », tel qu’invoqué par la Charte politique de transition.
Pour rappel, le général Horta N’Tam a pris les rênes du pays après l’interruption brutale du processus électoral du 23 novembre 2025. Un coup de force intervenu à seulement 24 heures de la proclamation des résultats d’un scrutin pourtant jugé pacifique par les observateurs internationaux.
Pour l’heure, la Cedeao n’a pas encore officiellement réagi. L’organisation campe sur sa position quant au maintien de la protection des institutions par la force de stabilisation (MISGB) et la libération totale des prisonniers politiques.






