Derrière la liesse populaire suscitée par le deuxième titre de Champion d’Afrique du Sénégal, le Palais de la République a offert, ce mardi 20 janvier 2026, une image forte : celle d’une classe politique réconciliée autour du drapeau national.
Si le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye était présent en force, c’est la complicité avec les figures de l’opposition qui a marqué les esprits. L’ambiance était à une décrispation totale.
Des adversaires « comme de vieux copains »
Alors que la quasi-totalité du gouvernement était mobilisée pour accueillir les champions d’Afrique, les projecteurs se sont tournés vers des invités que l’on n’attendait pas forcément à pareille fête. Parmi la foule d’officiels, plusieurs silhouettes ont été aperçues, à l’image de l’ancien Premier ministre sous Macky Sall, Amadou Ba, de Serigne Mbaye Thiam du Parti Socialiste, ou encore de l’ancienne candidate à la présidentielle et actuelle députée Anta Babacar Ngom.
Loin des invectives de l’hémicycle ou des plateaux télé, ces personnalités de l’opposition parlementaire ont été vues en pleine discussion avec les membres du pouvoir actuel, « comme de vieux copains », tranchant avec la polarisation politique des derniers mois.
Le football, moteur de la décrispation
Cette « diplomatie du maillot » est un signal fort. En conviant ses détracteurs, le président Faye a transformé la réception des Lions en un territoire neutre, prouvant que le succès national peut transcender les clivages partisans.
« Sur le terrain, il n’y a qu’un seul drapeau. Ici, au Palais, il n’y a qu’une seule nation », souffle un observateur présent à la cérémonie.
Reste à savoir si cet « esprit de Rabat » survivra à la reprise des débats politiques. Mais pour aujourd’hui, le Sénégal ne forme qu’un seul bloc derrière ses champions.







