L’ex-Premier ministre malien Moussa Mara a comparu, lundi 19 janvier, devant la Cour d’appel de Bamako. Détenu depuis le 1ᵉʳ août, il a été condamné en première instance, fin octobre, à deux ans de prison dont un ferme et à une amende de 500 000 FCFA pour « atteinte au crédit de l’État » et « opposition à l’autorité légitime », à la suite d’un message publié sur les réseaux sociaux. Le parquet général a requis la confirmation de cette peine.
Au cours d’une audience de près de quatre heures, la défense a de nouveau plaidé la relaxe, dénonçant un « dossier vide » et une atteinte à la liberté d’expression, estimant la peine prononcée disproportionnée. Le représentant du contentieux de l’État s’est limité à réclamer le franc symbolique déjà accordé en première instance.
S’exprimant devant la Cour, Moussa Mara a réaffirmé sa confiance dans la justice malienne et son attachement à la préservation des libertés, déclarant notamment que « sans justice, il n’y a pas de nation ».
Le délibéré est attendu le 9 février, dans un contexte où plusieurs figures publiques sont incarcérées pour des faits liés à l’expression d’opinions depuis le début de la Transition.







