Le Sénégal a remporté, pour la deuxième fois de son histoire, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), hier à Rabat, en dominant le Maroc (1-0) au stade Prince Moulay Abdellah. Une victoire qui restera gravée dans les annales du football sénégalais, au terme d’un match complètement fou où les supporters sont passés par toutes les émotions possibles : nervosité, frustration et joie intense. Retour sur une finale historique qui a propulsé les Lions de la Téranga au panthéon du football africain.
Une finale pas comme les autres
Tout laissait présager une finale épique. Mais c’était sans compter sur les décisions pour le moins controversées de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo. Alors que le Sénégal dominait outrageusement les débats, les Lions ouvraient enfin le score. Le but d’Ismaïla Sarr est cependant refusé pour une faute jugée inexistante d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi, sans même que l’arbitre ne consulte l’assistance vidéo (VAR). Une décision qui a suscité l’incompréhension et la frustration des joueurs sénégalais et de leur sélectionneur, Pape Thiaw.
La déchéance
Quelques minutes plus tard, à quelques secondes de la fin du temps réglementaire, l’arbitre accorde un penalty au Maroc. Une décision qui déclenche la colère des joueurs et du banc sénégalais, déjà éprouvés par le but précédemment refusé.
À bout, Pape Thiaw exhorte ses joueurs à quitter la pelouse en signe de protestation. Ils s’exécutent, plongeant cette finale de CAN dans un chaos total.
Sadio Mané, le leader incontesté
Voyant la situation dégénérer, Sadio Mané prend ses responsabilités. Le capitaine sénégalais parvient à convaincre ses coéquipiers de revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre :
« Appelez-les ! Quoi qu’il arrive, on va jouer comme des hommes », lance le numéro 10 des Lions à un membre du staff, avant de se rendre lui-même au vestiaire pour ramener l’équipe.
Édouard Mendy, impérial
Après consultation de la VAR, Ndala Ngambo confirme le penalty, tiré par Brahim Díaz. L’attaquant marocain tente une panenka mal exécutée, parfaitement captée par Édouard Mendy. Le gardien sénégalais, impérial, redonne espoir et confiance à toute une nation.
Pape Gueye en mode héros
Après une fin de match sous haute tension, le Sénégal et le Maroc se dirigent vers les prolongations. Fidèles à leur domination, les Lions trouvent enfin la faille à la 94e minute. Cette fois, le but est incontestable. Pape Gueye déclenche une frappe surpuissante de près de 25 mètres qui vient se loger dans la lucarne de Yassine Bounou. Un but somptueux et libérateur, le tout premier du Sénégal dans une finale de CAN, qui scelle définitivement le sort de la rencontre.
L’apothéose
Au coup de sifflet final, une euphorie indescriptible envahit la pelouse. La joie de Sadio Mané et de ses coéquipiers déborde jusque dans les tribunes, puis au-delà du stade, traversant les frontières pour embraser tout le Sénégal. Le pays de la Téranga exulte.
C’est officiel : le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire. Sadio Mané soulève le trophée, après que Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye lui ont remis le brassard de capitaine.
Un sacre synonyme de deuxième étoile sur le maillot, et un moment qui marquera à jamais l’histoire du football sénégalais.
Salimata Mbengue







